Du D.I.Y. au F.I.Y.

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La forme dite contemporaine du « faites le vous-même » remonte à 1968 et naît au sein de la communauté hippie de Bay Aera aux Etats-Unis avec le lancement du Whole Earth Catalog par un certain Stewart Brand. Il s’agit d’un catalogue pratique regorgeant d’informations pour tout faire soi-même (matériel, conseils pour acheter pas cher, livres, plans de maisons et de machines…).

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Le DIY représente une myriade d’initiatives et d’alternatives à échelle humaine qui constituent en fin de compte l’esprit d’une contre-culture et une possibilité d’action dont le moteur est notre regard critique sur les modes de vie et de consommation conventionnels de notre société. Cet objet insolite avait pour but de donner des outils d’accès et d’éducation afin de rendre toute utopie et initiative réalisable sans moyens faramineux. « Soyez insatiables. Soyez fous. » dirait Stewart Brand.

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Véritable objet d’art en lui-même, ce catalogue compilait des éléments aussi variés que des tronçonneuses, des livres, des articles, des manuels pour construire sa maison, de la géométrie cosmique, des bottes en caoutchouc, des poésies, les premiers ordinateurs à usage personnel, des semences, tout cela dans le but de créer une communauté autonome avec une économie parallèle, à rebours de l’offre dominante du marché. Stewart Brand, son créateur, aurait inventé ainsi une expérience proche de celle de la blogosphère avec 35 ans d’avance, où la manière de mettre ensemble –« Il n’y a rien à assembler, c’est déjà ensemble. » – et de compiler serait tout un art. « L’art du curateur est d’assembler, il est laissé à d’autres personnes d’accomplir le plus gros du travail. C’est vraiment un travail de paresseux, et donc un bon moyen d’influencer le monde ! Il est question de collecter et d’assembler intelligemment. »

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Autant dire que face aux enjeux écologiques actuels après des décennies de stratégies commerciales fondées sur l’obsolescence programmée et sur la passivité du consommateur, il serait encore profitable de compiler ces alternatives émergentes et découlant de l’esprit d’origine de ce mouvement où les DIY deviennent peu à peu des FIY, « Fix it yourself », des réparateurs du monde.

Source ici
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