Analyse de l’évolution du modèle « DIY » à l’heure du numérique

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On observe « un mouvement de défiance face à l’hyper-consommation et une recherche de réponses simples à des besoins exprimés » , écrivait le sociologue et écrivain français Eric Donfu en 2010.

Ces réponses, les « Makers » les recherchent indépendamment et s’organisent pour passer du statut de simple consommateur à celui d’acteur. Équipés d’imprimantes 3D, de découpeuses laser et de scanners, ces bricoleurs 2.0 s’approprient les moyens de production pour créer de la valeur utile.

Mais alors, en passant d’un simple mouvement culturel à celui de mouvement ambitionnant de changer la face du monde de l’industrie et de son économie, les makers ne sont-ils pas l’avant garde d’une prochaine révolution industrielle ?

Mutualisation des outils et des savoirs: la vraie révolution?

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Du D.I.Y. au F.I.Y.

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La forme dite contemporaine du « faites le vous-même » remonte à 1968 et naît au sein de la communauté hippie de Bay Aera aux Etats-Unis avec le lancement du Whole Earth Catalog par un certain Stewart Brand. Il s’agit d’un catalogue pratique regorgeant d’informations pour tout faire soi-même (matériel, conseils pour acheter pas cher, livres, plans de maisons et de machines…).

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Le DIY représente une myriade d’initiatives et d’alternatives à échelle humaine qui constituent en fin de compte l’esprit d’une contre-culture et une possibilité d’action dont le moteur est notre regard critique sur les modes de vie et de consommation conventionnels de notre société. Cet objet insolite avait pour but de donner des outils d’accès et d’éducation afin de rendre toute utopie et initiative réalisable sans moyens faramineux. « Soyez insatiables. Soyez fous. » dirait Stewart Brand. Lire la suite